**~~ Acid lemoN ~~**

31 mai 2007

**~~> Wilkommen ! <~~**

Hallo Leute !

C'est une fanfic sur le groupe Tokio Hotel, qui parlera des amours de Gustav, mais aussi de la vie sentimentale des twins [ en gros ils vont faire des trucs pas très cathos ensemble quoi ] et le reste, je vous laisse le découvrir...

Pour que ça soit bien clair : les homophobes et les twincestophobes n'ont rien à faire ici. Il y aura des lemons et du yaoi, vous êtes prévenu alors si ça ne vous plaît pas, je ne vous oblige pas à rester ici.

Par contre les perverses sont les bienvenues [=P].

Bonne lecture!

Tchüss and big Küsse !

P.S. : le début de la fic risque d'être assez "dark" mais je vous rassure, ça ne sera pas comme ça tout le long de l'histoire.

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01 juin 2007

**~** Prologue **~**

groupe2

Je ne voulais pas. Je n'étais pas d'accord pour partir. J'aurais pû rester là-bas mais ils n'ont que faire de mon avis. C'est la deuxième fois que l'on déménage. Avant, j'habitais en Hongrie, à Esztergom jusqu'à mes sept ans. Mon père fut exilé de son pays pour raison politique et naturellement, sa famille le suivit.

J'étais encore petite mais ce fut un terrible déchirement pour moi de devoir quitter la Hongrie. Ensuite, nous nous sommes installés en France, en région parisienne. Le début était difficile, je ne connaissais pas la langue.

Après deux années, je suis devenue complètement bilingue. Je n'avais pas beaucoup d'amis, n'étant pas une personne très intègre, mais ma vie sociale me convenait parfaitement : j'avais deuèx amies, Albérie et Tasha, et mon petit copain, Daniel. Voilà qu'on déménageait maintenant en pleine campagne.

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**~** Chapitre 1 **~**

Gus4

code de lecture :
narration
POV Orsolya
*pensées Orsolya*

POV Orsolya

Il n'y a rien ici. Pour aller à pied en ville, il faut prendre plus d'une heure et demi, en pressant le pas. Et encore, quand je dis ville, j'entends par là boulangerie, pharmacie, mairie, bar et quelques boutiques avec le minimum vital. C'est vraiment un trou paumé au milieu de nul part. C'est beaucoup trop calme. J'arrive à peine à avoir du réseau. Mes amies me manquent. Daniel me manque. C'est les grandes vacances. Je vais m'ennuyer ici, il n'y a rien à faire.

En ce moment, je suis dans ma chambre, en train de finir de peindre le fond de mon tableau : il est sombre, rouge, avec un couple s'embrassant passionnément, un baiser d'adieu, des larmes sur leurs joues. Une petite touche de rouge par-là et le voilà finit. Je suis fière de moi : c'est la plus belle toile que je n'ai jamais réalisé jusqu'à présent. Ma mère me coupe dans mon admiration de mon oeuvre pour aller manger. Pour quoi faire? Elle sait très bien que je ne mangerai pas. Ca fait une semaine que mon père qu'on allait déménager, et autant de temps que mon ventre refuse toute nourriture.

- Orsolya! Descends tout de suite! cria ma mère.

Si ça l'amuse. Je vais encore me forcer à manger et aller tout vomir cinq minutes plus tard. Je sors de ma chambre, descends les escaliers, entre dans la cuisine et m'installe à table.

- J'ai vu que tu avais décoré ta nouvelle chambre. Tu as pris des couleurs sombres, tu devrais prendre plutôt des tons pastels. Tu as toujours adoré ça.

- Maman, laisse-moi faire de ma piaule ce que je veux. Vous m'avez obligé à venir ici alors laissez-moi décider des couleurs de ma chambre!

- Orsolya! Ne parle pas comme ça à ta mère! me cria mon père. Sors de table et change de comportement jeune fille ou je te confisquerai tes couleurs et tes toiles!

Il ne manquerait plus que ça! La peinture est mon seul moyen d'expression. C'est toute ma vie. C'est un besoin vital. C'est mon oxygen. Sans elle je ne suis rien. Sans elle je ne sers à rien. Sans elle ma vie n'est rien.

J'étouffe dans cette maison qui m'écoeure tant. Je la trouve laide et vulgaire, aucune architecture particulière. De toute manière j'ai en horreur l'architecture moderne. Rien que du grotesque béton gris et un toit en tuiles rouges brique : rien d'original. Je n'aime pas la normalité et le manque de nouveauté. Cela fait trois jours que j'habite dans cette barraque et j'ai déjà envie de la quitter.

C'est l'après-midi. Je vois de par la fenêtre de ma chambre un soleil timide faire son apparition, caché de temps en temps par un nuage caractériel, bien blanc, tant qu'il en fait mal aux yeux. Je prends mon portable, mon I-pod et de "l'herbe magique". Je sors.

A 300 mètres de ma maison il y a un lac. Je décide donc d'aller là-bas. J'enlève mes bottes, trempe mes pieds dans l'eau. Que c'est agréable! Je fume un pétard, puis un second, et un autre. Je dois m'arrêter sinon il ne m'en restera plus beaucoup et ici je ne sais pas comment je pourrai m'en procurer. C'est à cause de Daniel que j'ai commencé la drogue. Quand je l'ai connu il allait très mal et en prenait. J'étais en pleine dépression alors j'en ai pris une fois, une deuxième fois, une troisième fois,...j'ai continué. J'ai goûté à tout. Daniel culpabilisait, il avait peur que ce soit lui qui m'ait jeté dedans. Il a toujours voulu que j'arrête. C'est pour cela que j'en prenais que rarement devant lui. Il s'inquiétait pour moi. Daniel m'aime. Je sais que je suis la personne à laquelle il tient le plus. Il aurait fait n'importe quoi pour que je reste là-bas. Cet amour qu'il a pour moi est le même que celui que j'éprouve pour lui. Fort passionné, fatal.

Le soleil a pris de l'assurance et commence à taper fortement. Je remets mes bottes et me réfugie sous un chêne. L'humidité de mon collant en résillé ne me gêne pas, c'est plutôt agréable par cette température. L'ombre de l'arbre est rafraîchissante. Je me sens bien. Cela faisait quelques temps que je ne me sentais pas aussi paisible. Par contre ma mélancolie ne m'a pas quittée et comme toute les fois où je suis dans cet état, je prends mon I-pod et mets "A la droite de Dieu", une des chansons les plus sombres d'Eths.

J'ai dû m'assoupir car j'ouvre les yeux et sens quelque'un me tapauter timidement l'épaule. Mais que me veut-on encore? J'enlève mes écouteurs et me retourne. C'est un jeune homme blond avec une casquette noire, un t-shirt noir avec écrit en gros dessus Metallica. Il me regarde, souriant, l'air niais.

- Excusez-moi de vous déranger... Je... Hier je me trouvais au même endroit que vous et ensuite je me suis rendu compte que j'ai perdu quelque chose à quoi je tiens énormément. J'ai refait tout le chemin et ne l'ai pas trouvé alors je me suis dit que peut-être vous l'avez vu. C'est un anneau en argent avec des motifs païens inscrits dessus, me dit-il, un fort accent guttural dans la voix.

*Mais quel boulet celui-là! Il pouvait pas faire gaffe à sa fichue bague?!*

Je me lève, m'éloigne et le laisse faire sa recherche. Il commence à se faire tard, je rentre chez moi.

- Orsolya! Mais où étais-tu donc passée? Tu aurais pû nous prévenir. J'ai essayé de t'appeller mais je tombais à chaque fois sur ton répondeur. On s'est fait du souci pour toi, m'avoua ma mère.

*Genre... C'est là où je me dis qu'heureusement que je l'avais coupé mon portable...*

- Mais que veux-tu qu'il m'arrive ici? Il n'y a pratiquement personne. Pas de quoi devenir paranoïaque.

Je monte dans ma chambre. Il est dix-huit heures trente. Je suis lasse, j'ai envie de dormir. Je prends une double dose de somnifères, comme ça je sais que je serai dans les doux bras de Morphée dans moins d'un quart d'heure.

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02 juin 2007

**~** Chapitre 2 **~**

Gus3

code de lecture :
narration
POV Orsolya
*pensées Orsolya*

POV Orsolya

Quelque chose vibre. Mon portable. Il est cinq heures du matin, qui peut bien m'appeller à cette heure-ci? Je décroche.

- Allô?
- Ma chérie! Comment vas-tu mon amour?
- Oh Daniel! Tu me manques tant!
- Je n'ai pas cessé de penser à toi ma poupée en porcelaine. J'ai besoin de toi. Je ta'ime tant,
m'avoua-t-il une fois de plus, la voix légèrement brisée.
- Je t'aime aussi mon amour. Dis-moi une chose : pourquoi tu m'appelles à cette heure-ci?
- J'avais besoin d'entendre ta douce voix de fée. Je vais bientôt devoir y aller, on a un concert demain et là il faut préparer le matos et partir en route. Je te rappelle ce soir.
- Alors "merde" pour le concert. Mon chéri, je te connais. Ne stresse pas trop et tout ira bien. Tu es le meilleur guitariste que je connaisse. A ce soir. Je t'aime.
- Je t'aime ma poupée en porcelaine.

Je repose mon portable sur mon bureau. Je m'asseois sur mon lit et repense à lui. Je souris en me souvenant du jour où il m'avait surnommé sa "poupée en porcelaine". C'est vrai que lorsque l'on me regarde, on croirait en voir une : J'ai de longs cheveux noirs bouclées me descendant jusqu'en bas du dos; j'ai un tein pâle que je blanchis davantage; des lèvres assez pulpeuses que je fais ressortir avec du rouge à lèvres rouge sang; je ne mets pratiquement que des robes blanches, rouges et noires qui m'arrivent au-dessus des genoux avec des rangers et des collants en résille.

Je me rappelle, nous étions à une fête dans notre lycée. J'étais tranquillement en train de parler avec mes amis lorsque nous aperçûmes deux gars en train de se courser. Un se dirigeant vers nous mais nous nous sommes écartés et l'avons esquivé. Par contre, le deuxième devait être tant en colère qu'il ne fit pas attention, fonça tête baissée, et me rentra dedans. Il me renversa et est tombé sur moi par la même occasion. Je commençai à ressentir une vive douleur à la cheville et me suis pas priver pour m'en plaindre. Il se remit debout et m'aida à me relever. Mais seulement il était impossible pour moi de marcher. Il me proposa de m'aider à rentrer chez moi. Comment aurais-je pû refuser, étant incapable de faire le moindre pas toute seule? Ce soir-là, il me dit : "Tu ressembles à une poupée, mais de là à être en porcelaine, je ne m'en doutais pas." et il continua à me surnommer ainsi. Il me rendait visite tous les jours pour s'informer de mon rétablissement. Et puis petit à petit, les sentiments sont venus. C'est comme ça que je suis avec Daniel depuis plus d'un an et demi; mais il est aussi mon meilleur ami et mon confident.

Il est tôt mais je sais que je ne pourrai plus me rendormir. Je descends au salon silencieusement pour ne pas réveiller les autres. J'allume la télé, me dirige vers l'étagère à DVD et prends Le Nom de la Rose de Jean-Jacques Annaud, adaptation cinématographique du roman d'Umberto Eco. Cela va faire la trentième fois que je le regarde et l'adore toujours autant. Une fois le film terminé, je prends mon petit-déjeûner et assiste au réveil des membres de ma famille. Ma mère est stressée et met ma petite-soeur et mon père sous pression. Ils doivent se rendre à je ne sais quelle réunion importante et ne rentreront que ce soir.

*Bon débarras! Niark niark. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire toute seule ici? Moueurf, inutile de me creuser la tête maintenant, j'ai le temps. *

Ils sont déjà en retard et pas encore prêts, ma mère commence à hurler sur tout le monde.

Soudain, un bruit fige tout le monde dans son agitation : on vient de sonner à la porte. Ma maternelle part ouvrir en courant. Deux minutes plus tard :

- Orsolya! C'est le nouveau voisin!

*Bah oui parce que nous on a emménagé ici il y a trois jours et lui, selon les dires de ma mère, il n'y a seulement que deux jours... Oué bon, la différence n'est pas énorme, mais ça nous donne l'avantage en cas de litige. Boueuh j'raconte port nawak là... --' Comme quoi, je m'emmerde vraiment... Preuve que ne rien faire est nuisible à la santé mentale de votre cerveau.*

- Il ne retrouve plus ses clefs et va rester ici le temps que le serrurier arrive. Nous serions bien restés mais nous devons partir, ajouta-t-elle à l'intention de l'invité.

Ils partirent précipitemment , me laissant donc seule avec cet inconnu.

*Mais quel boulet celui-là à perdre ses clefs! Bon, même si je ne suis pas d'humeur super sympathique, il faut que j'ai l'air agréable.*

Je me force à sourir et me dirige vers la porte. Je l'ouvre et...

*Mais c'est le gars d'hier avec son fichu anneau!*

Apparemment, il a dû le retrouver vu qu'il porte une bague avec des espèces de motifs celtiques. Il me sourie, bêtement. Polie, je le salue, il fait de même.

- Hier nous n'avons pas eu le temps de nous présenter. Je m'appelle Gustav Schäffer, me dit-il, avec son accent guttural.

- Orsolya Harczy, lui dis-je en serrant la main qu'il me tendait.

- Je suis désolé de vous déranger mais je suis allé en ville tout à l'heure et depuis je ne retrouve plus mes clefs.

- Ce n'est pas grave. Ca arrive à tout le monde, mais j'ai remarqué que tu perdais beaucoup de choses...

- C'est le déménagement, tous ces changements m'ont perturbés. D'habitude je suis organisé, mais là, c'est la pagaille complète.

Pendant qu'il parlait, j'eus le temps de le détailler. Il doit avoir dans les 18-19 ans, il a des *magnifiques* cheveux blonds encadrant un visage angélique.

*'Tention, il aurait pû concurrencer avec le modèle qu'a pris Michel-Ange pour son David... >.< Ahem, bon, je m'éloigne du sujet là.*

Il a des traits plutôt *trèèèèèèèèèèèèès [bave]* agréables. En fait, je dois avouer qu'il est plutôt *trèèèèèèèèèèèès* beau garçon.

- Et bien entre ou sinon tu vas attrapper un coup de soleil, lui dis-je.

Il pénétra dans le salon et alla de suite se planter devant un tableau.

- Je vois que tu es dans une famille d'artistes. L'auteur de ces tableaux a vraiment beaucoup de talent. C'est qui qui les a peint?

- Et bien, c'est moi. La peinture est mon passe-temps, mon hobby.

- Ces toiles sont superbes. Je ne m'y connais pas beaucoup en peinture mais je sais tout de suite reconnaître un don pour un art lorsqu'il y en a. Et là je vois que tu en possèdes énormément , me complimenta-t-il.

- Merci, lui répondis-je en rougissant *comme une conne*. Je suis allée pendant quelques temps dans une école spécialisée dans l'art mais les règles étaient trop strictes, et moi j'ai besoin de liberté alors ils m'ont virés pour diverses choses....

Diverses choses? Oui, genre detention de drogues, consommation d'alcool dans les locaux, insolence envers les professeurs, dégradation du matériel,... C'était ma période de rébellion, je n'en suis pas fière mais ne le regrette pas pour autant, chacun ayant eut au moins une fois dans sa vie un tel passage.

- Si tu as envie de manger ou de boire quoi que ce soit, n'hésite pas à me le dire.

- Non, ça va. Dis, tu pourrais me montrer d'autres tableaux que tu as peint? me demanda-t-il.

- Dans ce cas-là, je vais aussi te faire visiter toute la maison vu qu'il y en a un peu partout.

- Je ne dis pas non.

De toute ma maison, la pièce qu'il adore le plus est certainement ma chambre. Je dois m'avouer que je suis satisfaite de la façon dont je l'ai décorée mais je ne pensais pas qu'elle lui plairait autant : les murs sont peints en rose framboise mes meubles sont exclusivement en bois de couleur foncée, j'ai un lit à baldaquin avec des rideaux en tissu rouge si fin que l'on voit à travers, j'ai une bibliothèque remplie de divers ouvrages dont certains en hongrois. Mon violoncelle, ma basse et bien sûr quelques uns de mes plus beaux chefs-d'oeuvres accrochés aux murs.

- C'est... c'est... c'est magnifique, balbutia-t-il, bouche-bée.

- Nous avons quelques chaînes allemandes en bas. Ca te dirait un peu de zapping? Je sais que ta langue doit te manquer.

- Oh oui! Sur les chaînes musicales, comme ça je saurai enfin si..., et il se tut.

A ce moment il changea d'expression, il se renferma. Je n'insiste pas pour savoir ce qu'il me cache. Il a l'air déjà assez embarassé comme ça.

Descendus au salon, je le laisse choisir la chaîne qu'il souhaite regarder. Je me rends à la cuisine pour prendre quelque chose à manger et des sodas.

*Evidemment, pour moi, ça ne sera que soda.*

Je reviens vers Gustav un paquet de pop-corn, de biscuits et deux canettes en main. Je m'asseois à côté de lui et m'aperçois que son visage a encore changé d'expression.

*L'est bizarre le p'tit Gus. o.0?*

Il est tout souriant et regarde la télé comme si que c'était une baguette magique qui exaucerait tous ses voeux... Mouais. Je ne comprends pas. Je regarde donc cet écran : c'est un groupe allemand qui passe, il y a marqué "Tokio Hotel".

*Je vois pas pourquoi "Tokio Hotel". Pourtant le chanteur il a pas l'ait asiat' et puis il chante en allemand. C'est quoi le rapport? Et pourquoi "hotel"? De toute manière, ces allemands ils sont tous frappés alors bon...*

Le chanteur a un style plutôt exentrique mais j'aime bien, le guitariste ressemble plus à un crustacé géant qu'à un humain et porte des vêtements six fois trop grands pour lui, le bassiste a l'air de se tapper un orgasme avec son instrument et le batteur... le batteur n'est autre que Gustav.

- Euh... Gustav... C'est pas toi là-bas? A la batterie?

- Oui, oui, c'est bien moi. C'est mon groupe que tu vois là. Bill, Tom et Georg. Nous sommes ensemble depuis plusieurs années. Tu sais, les galères de petits groupes... 'Fin bref. Et finalement un jour, un certain David Jost, un producteur qui par la suite est devenu notre manager, nous a remarqué lors de l'une de nos petites prestations. On lui doit tout à ce gars, même si j'ai du mal à le supporter... Ce n'est qu'un opportuniste parmi tant d'autres. Mais il a réussi son coup. Mais bon, ça, ça n'est qu'un détail. Là, la chanson que tu entends c'est "Der letzte Tag" . Dis-moi, t'en penses quoi?

- C'est pas désagréable à écouter... Techniquement parlant, c'est pas mal, même si le bassiste n'est pas top, ça passe quand même. J'aime bien, vite fait quoi. Mais bon, en temps normal, j'écoute plutôt Slipknot, Eths ou System Of A Down...

- Hey! Moi aussi j'adore S.O.A.D.!

- Cool...

- Ah, au fait, reprit-il, les autres membres du groupe vont bientôt passer ici quelques jours chez moi alors je te les présenterai. Tu verras, ils sont adorables.

- Ils m'en ont tout l'air, lui répondis-je avec un sourire *très* peu convainquant.

- Dis-moi, ça ne te dérangerais pas de venir chez moi et de faire un peu de shopping... décoratif un de ces quatre? Je viens d'emménager et ma maison est vraiment vide et impersonnelle mais je me disais qu'avec tes goûts en matière de décoration, on pourrait changer ça. 

*Yeah! Me fait confiance pour la déco! Mode sadique : il va regretter! Muhahahaha! =D*

- C'est quand tu veux! lui répondis-je, un énorme sourire accroché aux lèvres.

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03 juin 2007

**~** Chapitre 3 **~**

Gus2

code lecture :
narration
POV Orsolya
*pensées Orsolya*

POV Gustav
*pensées Gustav*

POV Gustav

Finalement, elle est sympa ma nouvelle voisine. Hier, près du lac, c'est à peine si elle m'avait regardé, elle s'est carrément enfuit en courant; j'en ai même cru que je lui avais fait peur.

Mais je crois qu'elle n'allait pas bien et qu'elle est partie car elle voulait peut-être rester seule. En tout cas, aujourd'hui, elle n'a plus cet air triste sur son visage, celui qu'elle avait la première fois que je l'ai vu. Je préfère la voir sourire.

*Elle est si belle quand elle est heureuse... W...Was? J'ai dit quoi là? o.O?*

Quand j'ai vu tous ces tableaux, j'ai cru halluciner! Et quand elle m'a dit que c'est elle qui les a peint, le choc! Comment une fille si jeune peut-elle avoir autant de talent? Cela reste un mystère pour moi. Je l'admire, vraiment. Je crois qu'elle l'a bien ressentit. Mais quoi de plus normal? Elle est si douée!

Vu que sur  la chaîne musicale ils vont passer du rap non-stop ces deux prochaines heures, nous avons zappé pour regarder un documentaire sur Napoléon *Passionnant --' * . Mais bon, vu qu'on ne regarde pas, on s'en fout.

*Normal étant donné que j'ai une vue beaucoup plus intéressante en la regardant elle que la télé =D*

Et puis là nous sommes en train de parler de chewing-gums, et j'apprends qu'elle est accro aux "gum-gums" comme elle le dit, et puis....

*Rhô! Mais c'est quoi ce bruit?!*

- Heu, quelqu'un vient de sonner à la porte. Je vais aller ouvrir, me dit-elle en me laissant tout seul sur le canapé.

*Ralalala! Mais c'est qui le crétin qui débarque et m'enlève de ma contemplation? Pas grave, j'ai ausi une magnifique vision lorsqu'elle est de dos... Sa somptueuse chevelure bouclée descendant en cascade sur ses hanches parfaites... Mmmmmmmmmmmhhh........ Stop! Qu'est-ce que je dis moi? Oulala, j'ai dû prendre un petit coup de soleil.*

Elle s'éloigne de moi, je la vois s'engouffrer dans le couloir et l'entends ouvrir la porte d'entrée. Je ne sais  pas pourquoi, peut-être mon instinct masculin, mais quelque chose me pousse à aller la rejoindre. Je suis dans le couloir sombre qui mène vers la sortie, ce qui fait que la personne ayant sonné ne peut pas me voir. Mon pressentiment était justifié car j'entends un homme parler de façon vraiment peu convenable à Orsolya. Cela me met hors de moi.

*Nan mais quel connard celui-là à s'adresser comme ça à une fille aussi charmante!*

Je me précipite vers l'entrée et entends encore l'autre dire :

- Bah, ma jolie, t'en as fais quoi de l'autre? Tu l'as tellement fatigué avec vos galipettes qu'il n'a même plus la force de se lever pour récupérer ses nouvelles clefs? fit l'homme qui devait certainement être le serrurier avec un regard pervers en direction de la jeune *et magnifique* artiste.

J'arrivais à temps car la réponse d'Orsolya n'allait pas être verbale mais... physique. Je la vois en train de lever son poing et le diriger vers cet homme. Je me place derrière elle et arrête son poing dans son élan. Je referme ma main sur celle délicate de la brune. Le serrurier affiche un sourire de vainqueur alors qu'Orsolya se tourne vers moi et me lance un regard noir, emplit de reproches. L'homme me tend mes nouvelles clefs et s'éloigne de la maison en rigolant.

*Putain. Et dire qu'il ne prend même pas la peine de se retenir de pouffer de rire celui-là!*

Mais elle, elle est là, elle a les poings serrés, elle me regarde, elle est en colère, en colère contre moi. Cela va faire plus de deux minutes qu'elle me fixe ainsi. Ce silence est vraiment lourd, pesant, insupportable. Finalement, elle se décide à le briser.

- Je n'avais pas besoin de toi! Je peux me défendre toute seule! Tu n'avais pas le droit de m'empêcher! me cria-t-elle.

- La violence ne résout rien, lui répondis-je avec ma voix la plus plaisible.

- Oui mais ça m'aurait permis de me défouler! me lança-t-elle avant de se diriger en courant vers l'escalier pour monter à l'étage, furieuse contre moi.

*Et merde! Gustav, t'es vraiment pas doué! Mais je suis censé faire quoi moi maintenant? Aller la rejoindre et m'expliquer avec elle ou la laisser et rentrer chez moi? Non, faut que je sache ce qui la met dans cet état-là. *

Je décide d'aller la voir. Je me dirige vers les escaliers, les monte péniblement, retardant au maximum le moment de l'affront.La manière dont elle m'a regardé  tout à l'heure ne m'enthousiasme pas à continuer mais il le faut, je le sens. Je m'approche de sa chambre, j'ouvre sa porte silencieusement et la vois par terre, assise contre son lit. Des larmes s'échappant sans cesse de ses petits yeux irrésistibles. Elle relève la tête, me regarde.

*Oh nan... Ne pleure pas... Je n'aime pas te voir triste... Je préfère tellement te voir avec un magnifique sourire éclairant ton visage d'ange... *

- Sors d'ici Gustav! me cria-t-elle, secouée par de nouveaux sanglots.

- Orsolya, écoute..., commençai-je à lui dire d'une voix douce et calme.

Mais à peine eus-je le temps de commencer ma phrase que je ne la continuai pas. Non, aucune parole ne sortit de sa bouche mais elle s'était levée et à peine eus-je le temps de comprendre ce qu'il se passait qu'elle s'était effondrée dans mes bras.

[...]

Là, nous sommes tous les deux assis par terre, elle pleurant contre moi et moi lui caressant ses cheveux.

*Bah oui, pour la consoler. C'est normal. Non, bien sûr que je ne profite pas, mais alors là, pas du tout de la situation. =P*

Je me demande vraiment ce qu'elle a, je m'inquiète pour elle, elle a l'air si vulnérable, et elle ne m'a pas l'air d'aller bien. Elle ne me dira pas ce qui la met dans cet état, je le sais, il ne faut pas la brusquer et il ne me reste plus qu'à espérer qu'elle se confiera d'elle-même.

Cela va faire au moins cinq bonnes minutes qu'elle s'est calmée et que son corps s'est totalement relâché. Je relève la tête et regarde son visage : elle s'est endormi.

*Comment c'est trop choupiw =D*

Je passe une main sous son dos et l'autre sous ses genoux. Dans son sommeil, elle entoure mon cou de ses deux bras; je la soulève et la porte jusqu'à son lit. Je regarde son visage si délicat, si *parfait! Elle est so cute... Trop de beauté dans un seul corps. Dieu a été vraiment injuste de la faire si belle... Moueurf... Mais qu'est-ce qu'il t'arrive Gustav?*

Je m'apprête à quitter la pièce, à contre coeur [NDA: On l'aura bien compris! XD] , je ferme aussi silencieusement la porte que lors de mon entrée.

Je rentre chez moi, j'ai besoin de réfléchir à ce qu'il m'arrive.

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08 juin 2007

**~** Chapitre 4 **~**

gus1

code de lecture :
narration
POV Orsolya
*pensées Orsolya*

POV Gustav
*pensées Gustav*

POV Orsolya

*Putain de bordel de soleil de merde, fait chier!*

J'ouvre les yeux et me retrouve éblouie par un soleil d'une lumière aveuglante.

*Qu'est-ce que je fous dans ma chambre moi? Bon, essayons de se rappeller ce qu'il s'est passé hier... Alors il y a eu l'autre gros porc qui est passé et qui m'a bien mise en colère, je suis rentrée dans ma chambre furieuse contre Gustav, il est monté pour me rejoindre, m'a consolé et... trou noir. J'ai dû m'endormir dans ses bras et il a dû me porter jusqu'à mon lit...*

En repensant à tout ça, je ne comprends pas moi-même pourquoi j'ai réagi comme ça alors que pourtant Gustav avait raison. Peut-être une envie soudaine de me lâcher après un trop plein ce choses négatives non extériorisées.

Je regarde ma montre : il est dix-sept heures. Je sens quelque chose vibrer contre ma cuisse, mon portable. Je décroche.

- Oui?
- Vous êtes bien Orsolya Harczy?
- C'est bien moi.

- J'ai le regret de vous annoncer que le véhicule dans lequel était M. Daniel Cherrain avec son groupe a eu un accident non loin de Paris. Votre ami a été transporté à l'hôpital mais est malheureusement décédé juste après y avoir été admis...

*Non, ce n'est pas possible, c'est sûrement une mauvaise blague, oui, c'est ça, c'est un canular de très mauvais goût, ça ne peut que être ça.*

Cependant, je me sens défaillir. J'entends mon portable tomber à terre. Je ne sens plus rien. Je ne vois plus rien. Plus rien n'a d'importance autour de moi à part deux mots résonnant sans cesse dans ma tête.

*Daniel... mort... Daniel... mort... Daniel... MORT! Il est mort!*

Je n'arrive pas à comprendre. Non! C'est impossible! Et pourtant... Les larmes coulent. Elles ne s'arrêtent pas. Mais si je pleure c'est que c'est réél, que ce n'est pas un rêve, que c'est sans espoir.

Je cours, je bouscule ma soeur et mon père qui viennent de rentrer, je cours, je sors de la maison, je cours, je ne sais pas où je vais, mais je cours.

POV Gustav

Je suis allé en ville chercher quelques provisions pour survivre, parce que là, impossible de commander des pizzas dans un patelin pareil.

*Me demande comment ils font les gens ici. Moi je crève si je ne peux pas manger de pizzas! Je pense que les campagnards doivent être des aliens, oui, ça doit être ça...*

Encore une chance que j'ai eu mon permis il y a deux mois parce que je ne m'imagine vraiment pas faire le trajet maison-ville à pieds.

Il commence à se faire tard, la nuit tombe, il doit être vingt heures environ. Que c'est agréable les ballades nocturnes en voiture!

J'y pense, Bill, Tom et Georg arriveront ici dans une semaine.

*Verdammt! Va falloir tout ranger à fond dans la maison et préparer leur piaule... Et merdeeeuuuuuh!*

Mais bon, ça fait tellement longtemps que nous ne nous sommes pas réposés. David est vraiment un manager sadique : il n'a aucun scrupule à nous fatiguer et à nous épuiser, tout ça juste pour récupérer un max de thune... Je n'ai jamais pû l'encadrer ce gars.... Non mais c'est vrai, pour qui il se prend à nous traiter ainsi? Est-il nécessaire de rappeller que c'est grâce à nous qu'il s'enrichit? Ce type n'est qu'un opportuniste, un...

- Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaah!

*Mais qu'est-ce que...?! Orsolya? Mais qu'est-ce qu'il se passe nom d'un donut?!*

Orsolya avait surgi, juste devant la voiture... A peine quelques centimètres de plus et je l'aurai heurté. Là, elle a ses deux mains sur le capot; me regarde fixement, comme si elle cherchait à comprendre quelque chose. Sur ses joues je vois de grosses traces noires : elle a pleuré...

Je sors de la voiture. Elle continue de ma regarder mais d'un air effrayé maintenant. Je m'approche d'elle, vois ses yeux rougis par les larmes. Je sens qu'elle ne va pas tarder à craquer... J'ai aussi l'impression qu'elle est en état de choc; elle tremble et ses yeux sont vides de toute expression. Je la prends dans mes bras, elle niche sa tête dans mon cou et recommence à pleurer. Je la sens s'éloigner et pourtant je n'ai jamais été aussi proche d'elle. Je sens ses larmes couler dans mon cou, je sens ses mains agripper mon t-shirt, je sens ses ongles se planter dans ma peau.

Après être resté ainsi pendant plusieurs minutes, je me dégages, le plus délicatement possible, à contre-coeur. Je prends sa tête entre mes mains et lui demande doucement :

- Orsolya, dis-moi, qu'est-ce qu'il y a?

- Il... il... il est... mort..., parvint-elle à me dire la voix entrecoupée par des sanglots.

- Mais qui ça?

- Da... Daniel.

Je comprends mieux maintenant. Elle m'avait déjà parlé de ce Daniel, son ami et aussi "petit" ami par l'occasion. Je crois qu'elle tient beaucoup à lui. Mais je n'en sais pas plus sur lui.

En tout cas il faut que je la ramène chez elle, je ne peux pas la laisser ici, en pleine nuit et dans cet état-là.

- Viens, je te ramène chez toi.

- Ou... Oui.

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**~** Chapitre 5 **~**

Tom5

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narration
POV Orsolya
*pensées Orsolya*
POV Gustav
*pensées Gustav*
POV Tom
*pensées Tom*

POV Gustav

Une semaine. Une semaine que les volets de sa chambre sont fermés. Une semaine que je ne l'ai pas vu. Une semaine qu'elle ne sort plus de chez elle, ou plutôt, de sa chambre. Une semaine qu'elle est comme sans vie. Il faut à tout prix que je fasse quelque chose sinon je sens que ça va mal se terminer cette histoire et je n'ai pas envie qu'il lui arrive quoi que ce soit.

Bon, je suis devant chez elle. Si je sonne, ses parents me répondront, l'appelleront, mais rien, elle ne sortira pas de sa chambre, je ne le sais que trop bien. Je n'ai pas envie que cela se réalise une troisième fois. Alors, que faire?

*Réfléchis Gustav... Réfléchis... Ah! Je sais!*

Je me poste sous sa fenêtre. Naturellement, ses volets sont toujours fermés, je ne m'attends plus à un miracle. Je prends un petit cailloux *assez gros quand même* et le lance sur les volets. Pas de réponse. Je recommence l'opération. Toujours rien. Je continue jusqu'à ce qu'elle vienne.

- Aïïïïïïïïeuh!

*Ah merde!*

*Mais quel crétin celui-là! T_T *

- Euh... Désolé...

*Ach Scheisse! >.<*

- Grumpf. C'est là où tu réalises que ça fait mal quand même quand on se prend un cailloux dans la gueule.

- J'ai... J'ai pas fait exprès...

* Roh, il est tout chou quand il est confus, on dirait un gosse de six ans >.<*

- Ahaha!

- Quoi? lui demandai-je.

*Mais elle se fout de ma gueule ou quoi?*

- Tu me fais rire.

- Déjà? A peine tu me vois que tu es déjà pliée en quatre. Je bats tous les records là!

- Et tu me veux quoi? me demanda-t-elle, se fesant plus froide tout d'un coup.

- Tu te souviens lorsque tu m'a promis de venir m'aider à décorer ma maison?

- Mouais...

*Je sens qu'il a une idée derrière la tête celui-là... C'est pas bon signe ça...*

- Et bah là, j'ai besoin de tes services.

*J'me disais bien...*

*Bon, ok, no comment hein, j'ai pas trouvé mieux comme excuse pour la déterrer de sa chambre. J'aimerais bien vous y voir, moi, à ma place!*

- J'arrive.

- Comme ça? lui demandai-je.

- Bah, oui.

- Orsolya, je te rappelle que tu es en pyjama, décoiffée, démaquillée, la tête dans le cul à seize heures quand même et là je te proposais un peu de shopping décoratif. Alors va t'habiller!

- Maieuh.... J'suis pas belle comme ça? XD

- Euh, franchement? Joker!

*Mais quel con ma parole! Pas possible d'être aussi con que moi en ce moment! Mais non t'es magnifique! Comme toujours...*

*Méchant, vais bouder maintenant...*

Je crois que là, elle est un peu véxée par ma dernière réflexion. Mais en même temps, même si en fait on ne va pas dans des magasins mais chez moi, faut qu'elle soit un minimum présentable vu qu'il y aura des gens... Puis en plus, faut que je gagne du temps...

- Tu seras prête quand?

*Aller cocotte, continue de bouder... XD*

- J'te le dirai pas...

- Orsolya, arrête tes gamineries! --'

- Naaaaaaaaaaaooooon! Moi, gamine? jamais!

- Alors?

*Muhahaha! J'adore être sadique! =D*

- Dans deux heures...

*Parfait*

- Tant que ça?

- Bah oui, me dit-elle en haussant les épaules, comme si c'était la plus grande des évidences.

- Ok, alors je viens te chercher dans deux heures.

Pile poil le temps qu'il faut. Je dois encore ranger un peu la maison et partir chercher les gars à la gare. Comme quoi, c'est plutôt une bonne chose que les filles mettent autant de temps à se préparer.

POV Tom

*Fais chier! Qui nous a foutu un bassiste aussi con!*

Devant moi se trouve un Georg tout content de m'avoir aspergé de coca... Mouais. Celui-là est irrémédiablement débile. Mon t-shirt me colle, c'est malin. Et l'autre con qui est encore pété de rire... Aller vite qu'on sorte de cette foutue gare et que Gustav nous emmène dans son palace que j'me change. Ah tiens, en parlant du loup...

- Hallo les gars! Alors, comment s'est passé le voyage? Vous allez bien? Allez, venez, faut pas trainer.

* o.0 L'est bizarre le Gus' aujourd'hui... Surexcité de la mort. Faut que je lui dise d'arrêter de prendre des vitamines parce que là, ça fait limite peur. *

On monte dans la voiture. Comme je le prévoyais, Bill s'est empressé de se mettre à la place du passager avant pour ne pas être à l'arrière avec moi. Cela va bientôt faire trois putains de semaines qu'il m'évite ainsi, ne me parle plus, ne rie plus et qu'il a le regard vide. Je sens bien qu'il ne va pas bien mais il ne veut pas m'en parler et même me fait la gueule pour je ne sais quelle raison. Je n'y comprends plus rien. Si seulement il savait à quel point ça me fait mal de le voir comme ça. Si seulement il savait à quel point ça me fait mal qu'il m'ignore comme ça. Si seulement il savait à quel point ça me fait mal qu'il soit si proche mais en même temps si loin de moi...

Et Georg à côté de moi qui balance encore *comme à son habitude* des blagues *super pas drôles, pour pas changer*.

- Arrête, il n'y a que toi que ça fait rire, lui lançai-je.

- Tu ne vas pas t'y mettre toi aussi? Déjà qu'il y a l'autre débile de Bill... Muhahaha! J'suis trop fort! L'est trop bonne celle-ci!

- Pathétique --'

- Donc je disais qu'il y a déjà ton frère qui fait la gueule alors un Kaulitz de plus qui boude, non merci!

A la dernière phrase du bassiste, Bill se retourna violemment et le fusilla du regard.

*Putain, j'voudrais pas être à la place de cet abruti*

- Qu'est-ce qu'il y a Billouw? T'es fâché? lui demanda le bassiste, un sourire moqueur accroché aux lèvres.

- Ta gueule pauvre con ou je t'en fous une! lui répondit Bill, d'un ton ferme et glacial.

- Bouh, tu me fais peur. Ah maman, Billouw veut me taper. Hilfe! Nan, arrête Bill, là, t'es pas crédible.

- Ah, tu crois?

*Et merde!*

Vu le regard qu'il lance à Georg, il est tout à fait crédible... A la dernière réplique de Bill, Georg a affiché une expression de frayeur sur son visage, chose normal étant donné que même moi il me fait peur. Gustav arrête la voiture.

- Il y en a marre. Soit vous vous calmez, soit je vous laisse ici en plein milieu de nul part. Et toi Georg, la prochaine fois que tu l'ouvres, ne serait-ce que pour dire que tu as envie de pisser ou de te moucher, je pète une corde à ta basse chérie. C'est bien clair?!

Heureusement qu'il y a Gustav pour arrêter la dispute parce que sinon ça risquait de mal se terminer cette histoire.

[...]

Finalement, il arrête la voiture et décharge en quatrième vitesse les bagages du coffre.

*C'est qu'il est pressé comme les citrons Gustav aujourd'hui!*

- Tu peux me montrer où est ma chambre?

- Heu oui, suis-moi.

J'hallucine! A peine sorti de la voiture que Bill escompte déjà s'enfermer loin de moi... Comment ose-t-il se comporter ainsi devant Gustav? Je n'en crois pas mes yeux...

Gustav prend deux bagages en main et s'arrête à mon niveau pour me glisser tout bas à l'oreille :

- Je vois que ça continue... On en parlera tout à l'heure. Ca devient grave là.

J'acquiesse d'un hochement de tête et il continue à marcher vers la maison.

[...]

Elle est pas mal sa barraque. Un peu vide mais sympa. Notre batteur préféré nous a fait visiter les chambres et toute la maison. On dirait pas comme ça mais c'est plutôt grand et spacieux.

*Je dis ça mais ça devrait être normal pour moi maintenant, vu qu'on a les moyens... Je trouve qu'il a même été beaucoup trop modeste sur ce coup-ci. En même temps, Gustav n'est pas du genre à aimer frimer ou  à prendre la grosse tête. C'est un gars simple, pas difficile, c'est ce que j'adore chez lui.*

POV Orsolya

On sonne à la porte. Je sais déjà qui c'est et vais ouvrir.

*Kyaaaaaaaaaaa! L'est magnifique! *__* *

- Euh... Je suis pas bien, c'est ça?

- Qu... Quoi?

- Je ne sais pas, depuis tout à l'heure tu me regardes bizarrement... Je me disais qu'il y avait peut-être un truc qui ne va pas bien dans ma tenue.

- Non non, tu es parfaite. Je t'assure.

- Hum, *rougit* , merci.

- Alors, on y va?

- Oui, oui. D'abord il faut que l'on passe chez moi pour prendre un truc, tu viens?

- Oki, ça me permettra en même temps de me faire une idée pour la déco.

Il a l'air anxieux, ça ne lui ressemble pas. D'habitude, il est toujours décontracté... Bon. On arrive devant chez lui. Il semble hésiter avant d'entrée mais ouvre quand même et me laisse passer en première. Il referme la porte. Je me tourne et là... Ca pour une surprise! Je reconnais traits pour traits deux membres de son groupe, vautrés dans le canapé du salon. Ils me regardent étrangement, comme s'ils avaient vu une banane se transformer en pomme.

- Je vous présente Orsolya, c'est ma voisine. Orsolya, comme tu as pû le constater, ce sont deux gars de mon groupe. A droite Georg, le bassiste, et à gauche Tom, le guitariste. Où est Bill?

- Dans sa nouvelle piaule, en train de bouder, comme d'hab', lança celui qui s'appellait Georg.

- Arrête. Ne parle pas de lui comme ça. Il doit sûrement traverser une mauvaise période en ce moment, répliqua le dreadeux.

- Bill est le chanteur... C'est aussi le frère jumeau de Tom, même si à première vue la ressemblance n'est pas frappante de par leurs styles si différents, m'expliqua Gustav.

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13 juin 2007

**~** Chapitre 6 **~**

Bill1

code de lecture :
narration
POV Orsolya
*pensées Orsolya*
POV Gustav
*pensées Gustav*
POV Tom
*pensées Tom*
POV Bill
*pensées Bill*
~~ paroles de chanson ~~
~~ [ modification paroles de chansons ] ~~

[ Chapitre fait à l'aide de la chanson "A chaque seconde" d'AqME ]

POV Bill

~~ D'un seul coup, sans prévenir, une évidence ~~
~~ [Il] se tient là, si proche de moi ~~

Pourquoi est-ce qu'il faut que je ressente ça pour lui? Car non, je ne peux plus le nier, j'aime mon frère comme on aime d'amour. Combien de fois ne me suis-je pas réveillé en m'imaginant que j'étais dans ses bras? Combien de fois ne me suis-je pas surpris à vouloir m'emparer de ses lèvres? Combien de fois n'ai-je pas été tenté de caresser, de lécher, d'embrasser chaque parcelle de sa peau magnifiquement hâlée?

~~ A chaque pas je sens battre, de plus en plus ~~
~~ Mon coeur si fort, qu' [il] peut l'entendre ~~

Le voir si près de moi, chaque jour, chaque minute, chaque seconde et devoir me priver de lui m'est une véritable torture. Mais il ne faut pas qu'il le sache. Je n'ai pas envie d'être un monstre à ses yeux. Il ne faut pas qu'il le sache. De toute manière, c'est tout simplement impossible que ça soit réciproque. Non. Il ne faut pas qu'il le sache.

~~ Chaque battement qui rugit que pour [lui] ~~
~~ Sans qu' [il] sache mes sentiments ~~
~~ Mais est-ce bien ça? ~~

Je me dégoûte moi-même de ce que je suis. Bordel! C'est mon frère! Et dire qu'il ne se passe pas une journée sans que je n'ai envie de ses lèvres, de ses yeux, de sa peau, de son odeur, de son corps, tout de lui en somme. Je suis dégoûtant, malsain, répugnant.

~~ Comme si à chaque seconde ~~
~~ Je succombais à tort ~~
~~ Comme si rien d'autre au monde ~~
~~ Ne paraissait si fort ~~

Et pourtant je l'aime. Je ne peux plus le nier. Il est devenu mon oxygen, ma raison de vivre, il est devenu ma vie. Je ne me vois pas vivre sans lui, c'est pour ça qu'il ne faut pas qu'il le sache, il ne faut pas que je le dégoûte. Sinon je ne serai plus assez fort pour supporter tout ça, surtout sans lui.

~~ Si magique, si facile, si périlleux ~~
~~ Pour lui dire les troubles qui me hantent ~~

J'ai l'impression que je vais mourir de cet amour grandissant en moi de jour en jour. Il devient plus fort, menaçant, mortel, fatal. Pourquoi un sentiment aussi beau que l'amour doit nous faire souffrir autant? Je ne comprends pas. Je ne comprends plus.

~~ [Il] sourit, me regarde, et m'aime peut-être ~~
~~ Je l'espère, je laisse faire ~~

Est-il comme moi? Non. Il faut absolument que j'arrête d'espèrer, la chute n'en est que plus douloureuse. Mais comment pourrait-il? Il est impossible qu'il ait des pensées aussi malsaines que les miennes.

~~ Comme [il] veut ~~
~~ C'est [lui] qui prendra mon âme et ma vie ~~
~~ Je n'espère plus, je n'attends plus ~~

C'est la personne que j'aime le plus au monde, la personne sans laquelle je ne suis rien, la personne qui me fait rire, la personne qui me fait vibrer, la personne qui me fait pleurer, la personne qui me fait souffrir, la personne qui me fait mourir, la personne qui me fait vivre.

~~ Comme si à chaque seconde ~~
~~ Je succombais à tort ~~

Et cette sensation prenant de plus en plus de place dans ma tête... Et cette sensation fesant gonfler de plus en plus mon membre... Et cette nécessité de l'avoir toujours encore plus près de moi... A chaque seconde je rêve de ses mains, de ses lèvres, de ses yeux, de sa voix, de son corps si parfait... de tout son être. Je donnerais ma vie pour lui appartenir, ne serait-ce qu'une seule fois. Cela suffirait pour faire de moi la personne la plus heureuse au monde.

~~ Comme si rien d'autre au monde ~~
~~ Ne paraissait si fort ~~
~~ Et si fragile ~~

Lorsque je suis à ses côtés, je me sens invulnérable, invincible, immortel. Loin de lui je me sens faible, fragile, frêle. Et pourtant, si je suis près de lui, je me sens tenté et... Non! Il ne faut pas que j'y pense, je n'en souffre que plus. Je dois m'éloigner de lui, c'est la seule issue.

~~ Je ne crois plus au destin ~~
~~ Je ne crois plus en rien ~~

Alors pourquoi ne pas en finir? Non, il risquerait de faire pareil, parce que même s'il ne m'aime pas d'amour vrai, il m'aime d'amour fraternel. Tom, mourrant à cause de moi... Non, je préfère encore endurer ainsi cette douleur toute ma vie ou faire en sorte qu'il me déteste. Je ne veux pas qu'il souffre par ma faute. Cela serait trop dur à voir, à regarder, à supporter, à endurer.

~~ Tant de fois j'ai souffert ~~
~~ En vain... ~~

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14 juin 2007

**~** Chapitre 7 **~**

Tom1

code de lecture :
narration
POV Orsolya
*pensées Orsolya*

POV Gustav
*pensées Gustav*
POV Tom
*pensées Tom*
POV Bill
*pensées Bill*

POV Orsolya

Si Gustav m'a fait venir chez lui pour que ça me change de ma piaule et que je ne déprime plus, c'est rappé. Je suis dans le salon avec le groupe, pas au complet car il manque le fameux Bill - que je n'ai toujours pas eu l'occasion de voir d'ailleurs - qui s'est enfermé dans la chambre que lui a laissé Gustav. Je regarde la télé car il n'y vraiment rien de moins ennuyant ici même s'ils passent une émission sur "Comment décorer vos pots de fleurs?" [ désolée, c'est le seul truc qui m'est venu à l'esprit XD ]

*Passionnant -_-' *

Nan mais parce que le Georg n'arrête pas de lancer des vannes * hypra-méga-supra* pourrites, Tom a l'air préoccupé par quelque chose et est présent tout en étant totalement autre part en même temps, et Gustav, lui, ne sait plus quoi faire pour faire taire ce crétin de bassiste... Mouais... Pas terrible la soirée...

Mais c'est vrai que ça me fait du bien de sortir de ma piaule et de voir de la civilisation.

*Ouais mais le Georg je le compte plutôt dans la civilisation préhistorique hein.*

Il m'a fallu du temps pour réaliser la mort de Daniel, je ne m'en suis toujours pas remise. Quand j'ai appris la nouvelle, c'est comme si j'avais avalé de travers et que j'étouffais; là je digère. J'ai été perdue, il fallait que je me retrouve, que je récupère mes repères. Sans ces sept jours complètement coupée de tout, seule avec moi-même, je ne me sentirais pas mieux que le premier jour... C'est dans ces moments-là que l'on se remet vraiment en question, qu'on essaie de comprendre tout et rien à la fois, c'est étrange comme sensation... J'ai aussi pu m'appliquer à mon art sans retenue, et la plupart du temps sous effets de champignons paradisiaques... jours et nuits... nuits et jours... sans dormir, sans manger, sans aucune trève, jusqu'à l'épuisement. Mais ce ne fut que bénéfique. Et oui, ce n'est qu'après s'être défoulée un max que l'on se sent mieux, je vous le confirme.

Je m'emmerde à mort. J'en ai marre de regarder ces putains de pots de fleurs débiles... Et puis... Oh! Enfin quelque chose d'intéressant!

POV Tom

* J'en peux plus! Il faut absolument que j'aille lui parler, que je sache ce qu'il a. Je ne supporte plus de le voir comme ça sans pouvoir comprendre. Je le sais, je le sens, il n'a jamais été aussi mal et quand lui a mal, je souffre aussi. Pourquoi s'obstine-t-il autant à m'éviter, à m'ignorer, à s'éloigner de moi? J'ai l'impression de ne plus rien être à ses yeux, pire que de la merde! Oh que ça fait mal! Le pire dans tout ça, c'est de ne pas comprendre pourquoi... De ne pouvoir rien faire... Et merde! Ca ne peut pas durer comme ça plus longtemps!*

Je me lève brusquement sous les regards interrogateurs des autres. Je ne leur lance qu'un petit "Je reviens" et ne perds pas plus de temps, me dirige vers les escaliers, monte les marches à toute vitesse et me précipite vers la chambre de Bill. Je tente d'entrer mais en vain, il a fermé la porte à clefs.

*Bordel ! Faut qu'il arrête d'être aussi prévoyant que ça. Et moi je fais comment maintenant? Aller, réfléchis... Aller Tom, même si tu es blond et que tu as peu de neuronnes, tu devrais quand même trouver une solution... Ah! Ca y est!*

Je me mets à tambourriner sur la porte comme un dératé et lui hurle de me laisser entrer. Bien sûr, comme je m'y attendais, aucune réaction. Mais non, je n'abandonnerai pas, je continuerai jusqu'à ce qu'il m'ouvre... Vous pensiez vraiment que je pourrais laisser tomber mon frère, mon jumeau, ma moitié? Soit, pour moi son rire, son bonheur, sa vie sont plus importants que ma propre existence. La réponse est clair et évidente pourtant. Alors non, je ne lâche pas prise. C'est vrai, je suis têtu, borné et lourd, surtout en ce qui concerne Bill. Mais sans lui je me sens vide,  je ne suis rien. Sans lui je n'ai aucune raison de vivre.

Finalement, c'est un Bill complètement furieux et en colère qui se résigne à m'ouvrir la porte,  après dix minutes de tapage intensive dessus.

*Encore un peu et je l'aurais défoncé avec ma force...Ahem, ouais bon je crois que je m'égare un peu là...*

Mais vu la tronche qu'il fait, je ne devrais pas me réjouir de l'avoir fait chié, mais je m'en fous royalement. Même si c'est la première fois qu'il me regarde avec un regard aussi noir, froid, glacial.

- Qu'est-ce que tu me veux encore, toi? me cracha-t-il presque.

- Je... Euh... Je voulais qu'on discute... Euh...

- Qu'on discute de quoi? On a rien à se dire toi et moi.

- Qu... Quoi?

- Tu m'a bien compris. Je ne veux plus te voir. Je ne te supporte plus. Je veux que tu sortes de ma vie.

- Mais, Bill, voyons, qu'est-ce qu'il se passe?

- Il se passe que je ne veux plus jamais te voir. Je quitte le groupe. Pourquoi? Parce que je n'arrive plus à te supporter Tom! Sur cette Terre, je ne déteste personne plus que toi! Tu entends? Alors laisse-moi tranquille! Je pars en Allemagne demain. Je ne te dirai pas où. N'essaie pas de me retrouver. Dis-toi que c'est la dernière fois que tu me vois Tom car ta présence m'est devenue insupportable. Ce que tu es devenu me dégoûte au plus haut point. Je n'ai jamais et n'aurai plus jamais besoin de toi. Je peux me passer de toi. Tu ne m'es pas indispensable. J'en ai marre. Je me barre. Je te hais. Je te déteste. Je ne t'aime plus. Adieu Tom.

*Non, je ne crois pas à un seul mot de ce qu'il m'a dit. Comment pourrait-il me détester? Et pourquoi? Non. Il a été beaucoup trop froid et glacial... Et pourtant... Ces mots m'ont tant blessé... C'étaient vraiment les seuls que j'espèrais ne jamais entendre et là, ça m'est tombé brusquement dessus... Vous savez, comme en été lorsqu'il fait très chaud et que soudainement un violent orage accompagné d'une forte pluie vous tombe dessus... C'est ce que j'ai ressenti... Non. C'est un coup beaucoup trop fort et douloureux pour que ça soit réel... Et pourtant... Ces larmes qui coulent sans retenue sur mon visage montrent bien que c'est vrai. Non. Impossible. S'il me détestait autant, je l'aurais senti. Nous sommes jumeaux bordel ! Il a dit qu'il pouvait se passer de moi, qu'il n'avait pas besoin de moi... Donc je ne suis plus rien pour lui... Non. Je ne peux pas y croire... Et pourtant... Il me hait mais moi... Mais moi je l'aime...*

Après m'avoir dit les paroles les plus blessantes au monde, il est parti, il est sorti de la maison de Gustav en claquant bien fermement la porte d'entrée et me laissant complètement déboussolé dans le couloir de l'étage. Le poids de ces mots étant trop dur à supporter, mes jambes ne peuvent plus me porter et je me rapproche lentement du sol, jusqu'à me lâcher et crier mon désespoir complètement allongé en plein milieu du couloir. Je dois avoir l'air totalement pitoyable en cet instant... Pitoyable, c'est bien ce que je suis. Mon frère, ma moitié, mon âme-soeur me déteste, ne peut plus me supporter, et moi je fais quoi? Je n'essaie pas de comprendre mais m'effondre immédiatement. Tout mon monde vient de s'écrouler. Il n'y a plus rien pour me retenir ici désormais...

POV Gustav

Lorsque Tom est parti voir Bill, je croyais que les choses entre eux allaient s'arranger mais quand j'ai entendu une masse tomber dans un coup sec et quelques secondes plus tard, vu Bill dévalant les escaliers à toute vitesse et sortir dehors en claquant la porte, j'ai compris que la réconciliation n'était pas encore pour aujourd'hui. Puis vinrent les cris, les hurlements et les pleurs de Tom à l'étage. Je me suis promis de ne pas me mêler de leur histoire, mais là, je sens que ça devient vraiment grave, jamais auparavant Tom n'avait été dans cet état-là. Je ne peux pas laisser la situation ainsi. Je laisse à contre-coeur Orsolya seule avec Georg, je sens bien qu'elle ne l'apprécie pas vraiment mais que faire? Je pars rejoindre Tom.

[...]

Cette scène est indescriptible. Il est allongé dans le couloir sur le ventre, mord son bras droit pour étouffer ses cris et de l'autre main tape son poing contre le sol... Jamais je ne l'avais vu craquer, c'est que ça doit être vraiment sérieux cette histoire.

Je m'approche de lui. Il doit certainement sentir une présence mais ne lève pas la tête pour savoir qui est cette personne qui s'approche de lui.

*Bill, non, je souffre déjà tellement...*

- Achève-moi vite qu'on en finisse. Je ne mérite plus de vivre, me supplia-t-il, toujours en n'ayant pas relevé la tête.

Je le prends par le bras et le force à se relever. C'est un visage inondé de larmes, marqué par la tristesse et le désespoir qu'il me présente. Dans ses yeux je vois bien qu'il n'attend que le coup fatal. Faut qu'il tienne bon, il ne peut pas lâcher si vite, même si c'est dur... Je plante mes yeux dans les siens.

- Tom, que s'est-il passé? Raconte-moi tout Tom, tout...

Il se rappelle de chaque mot... Ces paroles il les connaît par coeur... C'est douloureux. Il finit. Alors oui, c'était bien ce que je soupçonnais... J'avais un doute mais là j'en suis sûr : il n'y a que pour cette raison que Bill désirerait s'éloigner de son frère. Comment je l'ai deviné? Quand vous vivez vingt-quatre heures sur vingt-quatre avec les twins, il y a des choses qui vous semblent flagrantes, même si eux-mêmes ne s'en rendent pas compte. Apparemment, Bill ne se le nie plus, mais Tom... Je n'en sais rien. Il est plus difficile à cerner, même si je le connais depuis tant d'années et que l'on passe pratiquement tout notre temps ensemble.

- Tom, tout d'abord, calme-toi. Ecoute-moi bien, il n'a pensé aucun mot de ce qu'il a dit.

- Mais pourquoi a-t-il dit ça alors? me demanda-t-il, perplexe.

- Il n'y a que lui qui puisse répondre à ta question.

- Comment?

- Demande-le lui!

- Il ne voudra jamais me répondre...

- Essaie.

- Mais il ne voudra jamais...

- Essaie!

- Je... D'accord. Et si j'échoue? Et si ça ne marche pas? Et si ça empire?

*Même si ça peut difficilement être pire que là.*

- Il n'y a qu'un moyen de le savoir. Et puis un dernier conseil : ne te pose pas de question, fais ce que tu sens.

- Merci Gustav. Je ne sais pas ce que j'aurais fait sans toi...

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19 juin 2007

**~** Chapitre 8 **~**

th

code de lecture :
POV Orsolya
*pensées Orsolya*

POV Gustav
*pensées Gustav*

POV Tom
*pensées Tom*

POV Bill
*pensées Bill*

POV Bill

J'étouffais dans cette maison... Et puis savoir que Tom n'était seulement qu'à quelques mètres de moi et de ne pas pouvoir le toucher me rendait malade. C'est pour cela que je suis sorti.

Je marche un peu et vois rapidement un lac devant moi. Je m'asseois sur l'herbe, à deux mètres de l'eau. Une brise fraîche vient accentuer la sérénité de cet endroit. On se sent vraiment seul ici. Tant mieux, c'est tout ce que je veux. Enfin non, ce que je veux par dessus tout c'est Tom... Mais c'est tout simplement impossible...

Je sais que j'ai été très sec, très dur, très blessant, non, trop, non, beaucoup trop blessant avec Tom tout à l'heure. Mais c'est pour son bien. Pour qu'il souffre moins après. Ces mots que je lui ai dis, jetés comme ça, d'un coup, je les pensais pas, au contraire. C'était dur, impossible, presque inhumain, de lui dire que je le hais alors que je l'aime de tout mon être, plus que je ne devrais même. Je ne pleure pas, je ne me lâche pas, je ne craque pas. Ca peut parraître contradictoire avec ce que je viens de dire mais non : depuis le jour où j'ai réalisé les sentiments que j'éprouvais pour Tom, je ne cesse de pleurer. Je n'arrive même plus à dormir tellement j'en pleure. J'en ai perdu l'appétit, le sourire et ma volonté de continuer à vivre. Et pourtant, c'est Tom qui me rattache à la vie, mais là, c'est trop dur. Il faut que ça cesse, d'une façon ou d'une autre. J'espère qu'il ne m'en voudra pas trop pour celle que j'ai choisi... C'est pour cela qu'il faut absolument qu'il me déteste...

Ca y est, je suis décidé, je ne reculerai pas. Mais pas maintenant, pas ici. L'eau m'a toujours fait peur. Je préfère un autre moyen... Pour cela je dois retourner chez Gustav. Et merde! Moi qui ne voulais pas qu'ils l'apprennent comme ça... Tant pis.

Il commence à se faire tard. Je fais le chemin inverse de tout à l'heure. J'arrive devant la maison du batteur. Je reste quelques instants immobile à la fixer et puis finalement j'inspire, m'approche doucement de la porte d'entrée, tourne la poignée et entre.

*Tiens, qui est cette fille que Georg est en train de courser dans le salon?*

Dès qu'ils me voyent entrer ils arrêtent de courir et cette fille, ce regard, j'ai l'impression qu'elle lit dans mes pensées. Etrange. Elle continue à me fixer, et le *con qui nous sert de* bassiste en profite pour la rattrapper et barbouiller son jolie visage de crème chantilly. Elle se débat, hurle, lui lance des jurons, peste contre lui mais il continue, la tenant bien fermement. Je compatis pour elle.

Comme décidé, je vais à la salle d'eau, prends bien le soin de m'enfermer et fouille la boite à pharmacie.

*On dirait que Gustav a fait le plein de médocs. Alors voyons, qu'est-ce qu'il a? Aspirines... Mouais. Anti-dépresseurs... Mais depuis quand il en prend? Bon, pas grave, ça aussi ça peut le faire. Somnifères... Pourquoi pas. Anti-douleurs... Faut voir. *

Je regarde toutes les boites que je viens de sortir... Il y en a au moins pour 300 comprimés en tout genre.

*Et si c'était pas assez?*

Tout le monde sait que les mixes médicaments/alcool n'ont rien de bon...

*Reste plus qu'à trouver l'alcool... Mais Gustav il est pas du genre à en boire souvent. Mais il doit quand même en avoir quelque part.*

Je fais un tour dans la cuisine et trouve vite trois bouteilles de vodka.

*Ca fera l'affaire.*

Je les prends ni vu, ni connu et monte m'enfermer dans ma chambre avec les boites de médocs et la vodka...

POV Orsolya

Sérieux, mais quel trouffion ce Georg! Je ne comprends vraiment pas comment ils ont fait pour l'accepter dans leur groupe en tant que bassiste. Puis en plus même moi je joue mieux que lui! Nan mais c'est vrai, ils devaient être vraiment désespérés pour lui demander de les rejoindre. Quel crétin quand même! Après m'avoir barbouillé de chantilly, il m'a aspergé de bière!

*Gustav, mais pourquoi m'as-tu laissé seule avec Cro Magnon?*

Bon, il vient de me lâcher, ayant aperçu Clara Morgane à la télé. J'en profite pour m'enfuir et me réfugie dans la salle de bain. Je fais couler l'eau du robinet et me lave le visage. Un coup de crayon noir par-ci et par-là, tout est comme avant. Sauf que maintenant une *délicieuse -_-' * odeur de bière me suit partout.

*Pas très sex tout ça...*

Bon, c'est pas tout mais le fait de me battre avec l'homme des cavernes m'a donné mal à la tête.

*Alors, ouvrons la boite à pharmacie et cherchons bonheur (=aspirine)...Han, nan, a pas solution miracle contre mal de tête tenace...*

Allons demander à Gustav. Il doit être avec Tom, donc logiquement, il doit être dans la chambre de celui-ci. 

Lorsque j'ouvre la porte de la chambre au calamar, je vois un Gustav désespéré assit sur le lit en regardant dans le vide et un crustacé humain jouant tristement de la guitare.

- Euh, Gus', t'aurais pas de l'aspirine?

- Salle de bain, boite à pharmacie.

- A pas.

- Comment a pas? Stock renouvelé hier!

- A pas j'te dis.

- Vais vérifier.

Il quitta donc la chambre pour aller voir, me laissant seul avec le calamar géant. Il jouait lentement un morceau qui n'avait pas besoin de paroles pour exprimer la tristesse, tellement la mélodie était mélancolique.

- Il s'appelle comment ce morceau? le questionnai-je, m'asseyant sur le lit à la même place qu'était Gustav quelques instants auparavant.

- C'est Rette Mich.

FIN POV

NARRATION

A cet instant, les paroles lui revinrent en tête. Sauve-moi. Oui, c'est ce que voulait Bill. Sauve-moi.

- Mais de quoi?

Cette phrase se répétait sans cesse dans sa tête, comme un écho résonnant en boucle. Sauve-moi. Mais de quoi fallait-il donc qu'il le sauve? Il devait vite trouver avant que Bill ne sombre définitivement. Soudain, le guitariste eut comme une sensation de vertige et de malaise. Cétait Bill, il le sentait bien, son frère n'allait pas bien.

Au moment où il s'apprêtait à se lever pour voir quel était le problème avec Bill, Gustav venait d'ouvrir la porte à la volée, une expression de frayeur marquant son visage.

POV Tom

- Tom, c'est Bill... Il faut l'enmener... à l'hôpital... il est vraiment mal...

- Qu'est-ce qu'il a? Qu'est-ce qu'il s'est passé? Qu'est-ce qu'il a bon sang?!

Mes questions étaient plus des hurlements qu'autre chose. Mais que peut-il bien avoir bordel?! Il faut que je sache! Encore quelques secondes et je pète une crise.

- Répond!

- Plein comprimés... Vodka... arriva-t-il à articuler, tout essoufflé et sous le choc que Gustav était.

Je me précipite vers la chambre de Bill pour le voir étendu par terre, complètement inconscient. Je m'approche de lui, m'accroupit à ses côtés et relève sa tête de façon à pouvoir la caler entre mes genoux. Je caresse doucement ses cheveux, son visage aux traits si parfaits.

*Merde. Mais pourquoi il a fait ça? Bordel. Mais pourquoi je n'ai rien vu venir? Putain. Mais pourquoi faut-il que je ne pense qu'à moi? *

J'entends Gustav qui fait les cent pas dans le couloir, le téléphone collé à l'oreille, tentant d'avoir les pompiers ou les secours. Finalement, après une quinzaine de minutes il arrive à les joindre.

Bill est toujours inconscient et respire de façon très irrégulière. Ca me fait peur. J'imagine le pire.

*Putain Bill me lâche pas, pas maintenant, pas si vite, pas comme ça. Bordel Bill, si tu pars, tu sais très bien que je te suiverai la seconde d'après. Merde Bill, je t'aime trop pour vivre sans toi. *

- Tom, ils seront là d'ici sept minutes. T'iras avec lui dans l'ambulance tandis que nous, nous allons te rejoindre en voiture.

Et Gustav repartit aussitôt je ne sais où pour régler je ne sais quoi, mais je m'en fous royalement. Tout ce qui m'obsède c'est Bill, et seulement Bill.

*Mais qu'a-t-il bien pû lui passer par la tête pour qu'il fasse ça? Je ne comprends pas...*

Posté par dragibus_orange à 13:08 - Commentaires [0] - Permalien [#]